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FAQ

Quelle agriculture en région Centre PDF Imprimer Envoyer


Près de 2,4 millions d'hectares. Une perte de 3 % de la Surface agricole utile en 12  ans.

Première région française en oléagineux. 52 % de céréales, 18 % de cultures industrielles. 10 % de surfaces en herbe (perte de 35 % en 12 ans).

Entre 1988 et 2000, perte de 38 % du nombre des exploitations. Une moyenne des exploitations de 72 ha pour une France à 42.

Les superficies drainées (542 615 ha) de 26 % entre 1988 et 2000 représentant 19 % de la surface drainée en France.

En 2000, la surface irrigable couvrait 21 % de la SAU avec un doublement en 12 ans.

 

 

1. L'agriculture en région Centre, un constat alarmant


L'agriculture représente un poids considérable dans notre région. Que ce soit en termes économiques, sociaux ou environnementaux, elle conditionne l'avenir d'une grande partie de l'espace (2/3 du territoire occupés). Elle est aussi porteuse d'emplois (5 à 6 % des actifs) et son impact est très loin d'être négligeable sur les ressources naturelles.

Depuis plusieurs décennies, les pratiques culturales ont eu, pour de nombreux milieux, des incidences graves avec une perte de biodiversité dramatique et un changement radical des paysages vers une simplification des terroirs.

La région Centre est ainsi la première région européenne pour les grandes cultures et pourrait aussi prendre une place considérable dans le domaine des utilisations non alimentaires, notamment des agrocarburants.

La région a 46 % de son territoire classés en zones vulnérables au titre de la directive nitrates. Le pourcentage de captages en situation de dépassement de 40 mg/l (la norme de potabilité est fixée à 50 mg/l) est passé de 38% à 52 % entre 1990 et 2000. La nappe de Beauce et la nappe crayeuse sont les plus touchées par la pollution diffuse par les nitrates.

Au niveau des eaux superficielles, les mesures montrent également une aggravation de la pollution par les nitrates avec 75 % des points de surveillance classés en qualité 'médiocre à mauvaise'. En 2000, aucune station ne se trouve en classe 'bonne qualité' contre 20,6 % en 1990

Une étude réalisée en 2000 montre la présence de produits phytosanitaires dans 32 captages sur les 35 ayant fait l'objet d'un suivi. La pollution des eaux est principalement due aux triazines, au glyphosate et aux urées substituées. Elle touche en priorité les nappes d'eau libres dans les zones de grandes cultures. Les forages en nappes alluviales en relation avec les eaux superficielles sont également atteints ainsi que les nappes d'eau captives dont la restauration est particulièrement longue et difficile.

La surface en agriculture biologique n'est que de 0,8% alors qu'elle est de 2 % au niveau national.

Enfin, la viticulture qui ne représente que 3 %  du territoire utilise 20 des pesticides repérés sur le territoire régional.

epandage pesticides


2. Il faut agir au plus vite pour retrouver une agriculture respectueuse de son environnement


Les associations de protection de la nature et de l'environnement fédérées à Nature Centre ont depuis longtemps insisté sur les risques de dégradation de nos patrimoines due à l'intensification des productions agricoles.


Elles souhaitent, aujourd'hui, participer à l'esprit de reconquête de la biodiversité qui préside pour partie dans les politiques nationale et européenne. Elles espèrent aussi concourir à aider les agriculteurs à répondre aux attentes de la société. Dans ce cadre, elles veulent permettre au milieu agricole de rétablir ou assurer le maintien des équilibres biologiques. Elles souhaitent faciliter une nouvelle perception des éléments naturels de l'environnement sur les exploitations et trouver des outils d'accompagnement pertinents.


Les associations, de par leurs compétences reconnues, estiment pouvoir contribuer sur le terrain à une meilleure prise en compte de la biodiversité, et dans la mesure du possible, favoriser son développement au moyen d'une réhabilitation des milieux annexes.



3. Une action d'envergure : les Diagnostics biodiversité sur les exploitations agricoles


Nature Centre et ses associations ont souhaité agir directement sur le milieu agricole en élaborant un outil technique d'appropriation par les exploitants des contenus en biodiversité de leurs propriétés.


Fin des années 90, quelques dizaines de diagnostics sont déjà réalisés par Indre Nature sur le PNR Brenne. Début 2000, Loiret Nature Environnement prend l'initiative de créer un groupe de travail avec trois objets : contrat vert avec le Conseil régional sur l'état des lieux, la production d'un guide méthodologique à usage associatif, des essais sur des exploitations. Ces trois projets ont été suivis de réalisation.


Des objectifs

  • identifier les pratiques culturales néfastes à l'environnement afin d'aider à la réhabilitation des milieux naturels relictuels,
  • permettre aux acteurs (naturalistes notamment) de mettre en place un diagnostic rapide à partir d'un guide à la fois synthétique et explicite,
  • favoriser l'utilisation d'une méthode commune au sein de la région Centre et s'appuyer sur des critères communs,
  • participer à l'explication et à la justification de l'approche naturaliste auprès des acteurs agricoles.

Le concept du diagnostic

  • Une expertise faune-flore :
  • un outil pour connaître le patrimoine biologique lié à l'exploitation
  • un moyen pour évaluer sa gestion
  • une nécessité pour participer au maintien des équilibres biologiques


La démarche

  • une évaluation de la biodiversité présente sur l'exploitation
  • une évaluation de la naturalité des espaces prairiaux et des annexes de l'exploitation
  • une localisation des éléments remarquables naturels
  • une analyse de la gestion présente (méthodes de gestion de l'agriculteur par rapport à ces éléments)
  • des propositions simples et peu coûteuses pour enrichir le patrimoine naturel de l'exploitation
  • une évaluation régulière des pratiques nouvelles mises en place


Cette démarche de diagnostic doit déboucher sur des actions visant à améliorer non seulement la biodiversité et la qualité des eaux (de surface et de nappe), mais aussi le fonctionnement agronomique des systèmes d'exploitation. Ces actions peuvent aller des pratiques simples et peu coûteuses, à des mesures nécessitant plus d'investissements, qui devront donc utiliser les outils d'accompagnement financiers existants.


En 2003, un contrat vert est mené par Nature Centre sur l'opérationnalité de la démarche.

Un premier colloque a lieu en Eure-et-Loir en décembre 2005 pendant lequel Mme Mialot, Vice-président de la Région, affirme que c'est aux APNE de monter l'opération globale.


Des dizaines de diagnostics sont réalisés par les associations de Nature Centre.


La nouvelle réglementation sur les contrats de Pays et d'Agglomération amène Nature Centre en 2007 à présenter un dispositif global menant la Région à intégrer dans ses sept mesures obligatoires les diagnostics biodiversité.


Enfin un nouveau colloque de Nature Centre est organisé à Tours en décembre 07 à la Chambre d'agriculture  avec une thématique centrée sur : « comment faire sur le terrain ».


La question d'actualité : rendre indispensables ces dispositifs et trouver les moyens d'agir directement pour réhabiliter les milieux et proposer aux agriculteurs des outils appropriés.



4. Promouvoir une agriculture durable


Notre région agricole que l'on qualifie régulièrement de grenier à blé européen est au bord de l'implosion. La réduction des subventions PAC, l'évolution en yoyo des prix des céréales, la demande pressante des consommateurs et des habitants pour une prise en compte de la santé et des milieux, la diminution drastique des exploitations ont des effets induits sur les tensions internes et relationnelles avec les autres acteurs.


Une réponse globale et responsable est attendue sur une agriculture durable, de proximité (de préférence) et intégrée dans son environnement.


Une agriculture durable s'appuie sur deux éléments incontournables pour chaque exploitation : la part de 30 % maximum des intrants dans le chiffre d'affaires et 10 % du territoire en terrains naturels.


Enfin, une agriculture de type AMAP (association pour le maintien de l'agriculture paysanne) et biologique est une revendication forte de la fédération.

 
Réalisé grâce au soutien financier du Conseil Régional du Centre - Conception : C. Laffolay - SNE - Dessins : Dominique Charron

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