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Intervention de Nature Centre lors du débat sur la politique agricole de la Région, notamment dans le cadre de la future révision de la PAC.Nature Centre soutient que c'est sur une agriculture de proximité que devraient se fonder les réformes indispensables de la PAC et de l'OMC, recentrée sur sa fonction alimentaire, et prioritairement tournée vers un marché local puis sur le territoire européen. Une réflexion sur le devenir de l'agriculture doit aussi intégrer une dimension planétaire au regard des évolutions démographiques mondiales. Il devient en effet très urgent de définir une stratégie visant à répondre aux besoins alimentaires des régions du monde cumulant accroissement de population, contextes politique et économique sous tension et forte exposition aux effets du changement climatique. Sous couvert de « nourrir la planète », il ne s'agit pas d'aggraver les difficultés de ces pays en exportant des produits alimentaires dont la nature comme leurs conditions économiques de production achèvent de déstabiliser leur agriculture, mais de les aider à atteindre l'autonomie alimentaire, non seulement du point de vue technique, mais également organisationnel, dans l'environnement physique, socio-économique et culturel qui leur est propre, sans chercher à imposer des modèles inadaptés et dont nous-mêmes nous mesurons aujourd'hui les limites. |
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Quelle agriculture demain en région Centre ?Près de 2,4 millions d'hectares. Une perte de 3 % de la Surface agricole utile en 12 ans. Première région française en oléagineux. 52 % de céréales, 18 % de cultures industrielles. 10 % de surfaces en herbe (perte de 35 % en 12 ans). Entre 1988 et 2000, perte de 38 % du nombre des exploitations. Une moyenne des exploitations de 72 ha pour une France à 42. Les superficies drainées (542 615 ha) de 26 % entre 1988 et 2000 représentant 19 % de la surface drainée en France. En 2000, la surface irrigable couvrait 21 % de la SAU avec un doublement en 12 ans. L'agriculture en région Centre, un constat alarmantL'agriculture représente un poids considérable dans notre région. Que ce soit en termes économiques, sociaux ou environnementaux, elle conditionne l'avenir d'une grande partie de l'espace (2/3 du territoire occupés). Elle est aussi porteuse d'emplois (5 à 6 % des actifs) et son impact est très loin d'être négligeable sur les ressources naturelles. Depuis plusieurs décennies, les pratiques culturales ont eu, pour de nombreux milieux, des incidences graves avec une perte de biodiversité dramatique et un changement radical des paysages vers une simplification des terroirs. La région Centre est ainsi la première région européenne pour les grandes cultures et pourrait aussi prendre une place considérable dans le domaine des utilisations non alimentaires, notamment des agrocarburants. La région a 46 % de son territoire classés en zones vulnérables au titre de la directive nitrates. Le pourcentage de captages en situation de dépassement de 40 mg/l (la norme de potabilité est fixée à 50 mg/l) est passé de 38% à 52 % entre 1990 et 2000. La nappe de Beauce et la nappe crayeuse sont les plus touchées par la pollution diffuse par les nitrates. Au niveau des eaux superficielles, les mesures montrent également une aggravation de la pollution par les nitrates avec 75 % des points de surveillance classés en qualité 'médiocre à mauvaise'. En 2000, aucune station ne se trouve en classe 'bonne qualité' contre 20,6 % en 1990 Une étude réalisée en 2000 montre la présence de produits phytosanitaires dans 32 captages sur les 35 ayant fait l'objet d'un suivi. La pollution des eaux est principalement due aux triazines, au glyphosate et aux urées substituées. Elle touche en priorité les nappes d'eau libres dans les zones de grandes cultures. Les forages en nappes alluviales en relation avec les eaux superficielles sont également atteints ainsi que les nappes d'eau captives dont la restauration est particulièrement longue et difficile. La surface en agriculture biologique n'est que de 0,8% alors qu'elle est de 2 % au niveau national. Enfin, la viticulture qui ne représente que 3 % du territoire utilise 20 des pesticides repérés sur le territoire régional. LIRE LA SUITE . . . |
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