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Elément du dossier de presse de 2007 sur les traitements pesticides en région Centre
UNE PRESSION DE TRAITEMENTS DES CULTURES AVEC DES PHYTOSANITAIRES QUI CREVENT LE PLAFOND AUTOUR DES AGGLOMERATIONS ! En 2000, à la demande du Ministère de l'agriculture, le GREPPPES* a décidé de réaliser un diagnostic régional sous forme d'une cartographie du risque lié à l'usage des pesticides* agricoles. Ces données, traduites en un indice d'exposition de la population et analysées par Nature Centre, montrent que les agglomérations de Tours, d'Orléans et de Bourges étaient particulièrement concernées par des niveaux théoriques élevés de quantités de pesticides épandus. Cet indice, calculé pour estimer les apports en pesticides agricoles pour chaque commune, atteint en 2004 autour de ces villes des niveaux records entre 10 et 37, ce qui représente des niveaux bien supérieurs à ceux des communes de pleine Beauce (indices globalement entre 6 et 9). Ainsi sur la région, c'est 73% de la population qui habite dans des communes où les apports annuels en pesticides peuvent être considérés comme forts à très forts (soit des indices compris entre 6 et 37). Surprenant ? Non, ceci s'explique très bien du fait que ces agglomérations accueillent sur leur territoires des surfaces agricoles dédiées à des cultures permanentes (vergers, vignes) ou spécialisées (maraîchage, arboriculture, pépinières) qui peuvent faire l'objet de traitements pesticides très nombreux. Une cartographie officielle à revoir ! Ce travail de cartographie régionale mené par les services de l'Etat, le BRGM et les six chambres d'agriculture a été difficilement finalisé en juillet 2006 et son rendu final a malheureusement largement minimisé les impacts et surtout l'exposition des populations, notamment urbaines, à des niveaux élevés d'épandages de pesticides agricoles. L'information sur la quantité théorique de pesticides épandus calculée par l'administration régionale a été largement tronquée en utilisant seulement 3 niveaux de risque (faible/moyen/fort) dont les seuils ont été arbitrairement choisis pour permettre de lisser les données trop fortes. Et pour améliorer l'aspect visuel de la carte, pourtant élaborée à l'échelle communale, il a été superposé les zones de « forêts » et les « zones urbanisées » ce qui réduit encore un peu plus la portée de l'information initiale. Le retraitement cartographique de ces données, par Nature Centre, en redéfinissant les seuils, a permis de mettre en exergue le niveau de risque réel sur les agglomérations. Groupe régional « pesticides » : une mort prématurée en 2007 Pourtant, à partir de l'année 2007 et malgré l'ampleur des problèmes toxicologiques et de santé humaine liés aux pesticides, notamment via l'eau potable ou via l'air, plus aucun des financeurs régionaux impliqués et regroupés au sein du GREPPPES ne souhaite financer des actions locales incitatives pour aider à faire évoluer les pratiques agricoles. |





