| Agenda 21 |
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Intervention de Nature Centre au Conseil Economique et social régional lors de la séance consacrée à l'agenda 21 du Conseil régional Réaliser un agenda 21 signifie que l'on veut se positionner très largement avant les faits. C'est faire preuve de volonté, d'audace, de courage et même d'enthousiasme. L'agenda 21 n'est pas un instrument de plus parmi d'autres, c'est celui qui donne le "la". Le succès de la partition qu'il reste à écrire se joue dans la volonté de parvenir au plus près de l'accord parfait entre les intentions et les actes. Un agenda 21 est par définition tourné vers l'avenir. Il doit procéder par étapes mais il doit surtout, dès le début, regarder en face, avec lucidité, les changements qui arrivent, qui vont sans doute amener des ruptures déstabilisantes, inquiétantes : l'inconnu n'est pas rassurant, mais il est aussi porteur d'espoir. Les difficultés qui montent, effet de serre, escalade du coût de l'énergie, aggravation des disparités sociales, pour n'en citer que quelques unes, placent au cœur de la vie socio-économique une notion jusqu'ici guère envisagée : la sobriété. Un agenda 21 doit chercher, inventer, imaginer de nouvelles façons d'agir en société et pour la société. Il doit même oser l'utopie car elle peut devenir un jour réalité. La clef de son bon fonctionnement dans le temps réside dans l'invention et l'intégration d'une nouvelle culture, celle de la confrontation permanente des connaissances, des compétences, des expériences et des convictions. L'approche transversale est présentée comme évidente dans un agenda 21... mais c'est une évidence qui ne va sûrement pas de soi ! Nous avons tous une tendance naturelle à séparer, à cloisonner, cela nous rassure, mais au prix d'une illusion d'optique dont il faudra bien tenter de nous libérer si nous voulons nous en sortir. Nous ne pouvons peut-être pas tout appréhender, mais nous pouvons du moins essayer de modifier peu à peu notre perception. Le retour sur expérience des politiques menées, la réflexion sur leur efficacité et la plus value apportée ou non au territoire régional et à sa population, l'examen de tous les impacts sociaux, économiques et environnementaux de telle mesure et pas seulement ceux de son objet, parait le meilleur moyen d'acquérir progressivement cette culture de l'appréhension globale. Un agenda 21 doit permettre d'éviter autant que possible l'improvisation. A l'échelle d'un territoire régional, l'enjeu n'est pas mince. Il est l'occasion d'affirmer sa différence à travers une idée renouvelée du développement, susceptible d'entraîner d'autres acteurs dans son sillage. |





