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FAQ

Biodiversité PDF Imprimer Envoyer


Motion validée par le Conseil d'administration de Nature Centre


Nature Centre propose une démarche « biodiversité » sous forme de réponse globale et intégrée.

Les propositions que nous faisons doivent à leur tour s'intégrer dans les autres actions menées sur le thème naturaliste comme le Plan régional de valorisation du patrimoine naturel, les réserves naturelles régionales, Natura 2000, les ZNIEFF, la Stratégie nationale pour la biodiversité, etc.


Grenouille
Papillon Fleur
loutre dEurope cerf


Dans tous les cas la réalisation d'un diagnostic général est une étape indispensable.


Réalisation d'un diagnostic global de territoire

Des diagnostics globaux de Pays et d'Agglomération sur tous les thèmes touchant à l'environnement doivent être réalisés en amont des chartes. Il doit être fait en sorte que les préconisations qui s'avèreraient adaptées soient mises en oeuvre dans le programme d'intervention.

Toutefois celui sur la biodiversité est l'occasion d'insister sur les couloirs biologiques, la présence de milieux foyers de vie, les zones humides.

Ce diagnostic, auquel les Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement peuvent participer, doit présenter une politique d'entretien, de reconquête et de restauration des milieux naturels ainsi qu'une analyse sur la présence des espèces phares du territoire.

Une fois la charte signée et les contrats engagés, il y a nécessité d'établir une grille d'analyse des projets présentés par les communes afin de s'assurer de leur conformité avec les engagements de la Charte de développement et se doter des moyens administratifs permettant de rejeter les projets non conformes.



Reconquérir la diversité biologique par la reconstitution de corridors biologiques

Le but est de connaître l'état des corridors écologiques sur le territoire avec pour objectif de vouloir reconstituer un maillage fonctionnel pour les espèces locales et migratoires.

Rappel : en Région Centre, l'association Eure-et-Loir Nature a commencé ce travail, sur deux secteurs du département, le Perche et la vallée du Loir sur le canton de Cloyes. Une application directe sur la gestion des bords de route sera mise en œuvre dès 2007 sur ce canton.



Le rôle des corridors écologiques

La conservation de la biodiversité suppose que les espèces aient des possibilités de dispersion, de migration, et d'échanges génétiques.

Les « corridors écologiques » constituent des connections, des couloirs permettant les flux d'espèces. La restauration de la trame écologique (autrement dit, du réseau de corridors écologiques) est une stratégie de gestion restauratoire pour de nombreuses espèces menacées par la fragmentation de leur habitat. Elle complète la préservation de milieux naturels de surface suffisamment grande que constituent les foyers de biodiversité.

En complément de leur rôle vis à vis de la biodiversité, les corridors ont d'autres effets positifs : lutte contre l'érosion, protection des cours d'eau, entretien d'un micro-climat favorable et diversité des paysages.

Les corridors se déclinent à plusieurs échelles : internationale (couloirs de migration), nationale (une grande vallée fluviale), régionale, jusqu'au réseau de haies entre îlots  forestiers.

L'objectif de l'opération

L'opération se décline en deux parties :

- recenser l'état des lieux des connexions existantes, et identifier les lacunes les plus importantes ainsi que les connexions dégradées.

-  proposer de reconstituer ou de constituer de nouvelles connexions et d'améliorer la qualité des connexions dégradées.

Méthodologie

L'échelle la plus adaptée paraît celle de la commune. Toutefois, ce travail résultera, suite à l'analyse du diagnostic, d'un programme détaillé d'intervention à l'échelle des quatre ans.

- travail préparatoire sur la cartographie existante

A partir des cartes IGN 1/25 000, et éventuellement de photographies aériennes, repérage :

- des foyers de biodiversité existants (sites Natura 2000, ZNIEFF, sites naturalistes connus, présences d'espèces particulières)...

- identification des principaux continuums: à partir des zones arborées, bosquets, haies, prairies, rivières et points d'eau, marais, zones humides...

- relevé d'occupation des sols, selon la typologie Corine Land Cover,

- identification des obstacles potentiels (routes, grandes voies ferrées, grandes parcelles cultivées...)

- sorties sur le terrain de vérification de l'état des corridors

Ces sorties par commune vont permettre d'actualiser les données cartographiées et de repérer les discontinuités ou les ruptures du réseau de corridors.

Les éléments à vérifier et noter lors de ces sorties sont les suivants :

- les haies (en précisant leur composition, leur qualité, leur hauteur...)

- les vergers (jeunes ou anciens)

- les prairies et les jachères

- les cultures

- les plantations (en précisant si résineux, peupleraies...)

- les alignements d'arbres

- la présence ou l'absence d'une ripisylve (qualité et continuité), et/ou d'une bande enherbée

- les mares (en précisant leur état)

- les obstacles (autoroutes, lignes TGV, mur, barrage infranchissable pour la faune piscicole...)

- les chemins de terre


Propositions de reconstitution

A partir de l'état des lieux actualisé, il s'agit de proposer des connexions possibles tenant compte des évolutions de l'occupation du sol et des activités socio-économiques. Un transparent présentant ces propositions superposé à la carte de l'existant permet une bonne visualisation, chaque carte devant être bien entendu travaillée en continuité avec les cartes adjacentes.

Ce travail local a de plus l'avantage d'abonder le futur observatoire du patrimoine naturel qui sera installé dans l'Ecopôle. Le schéma régional des corridors écologiques en Région Centre constituera un axe stratégique fort, par la cohérence d'action qu'il suppose, d'une politique de reconquête du patrimoine naturel, de la biodiversité, de la qualité de l'eau, des sols et des paysages.



Biodiversité et exploitations agricoles

Les associations de protection de la nature et de l'environnement (APNE) ont depuis longtemps insisté sur les risques de dégradation de nos patrimoines dus à l'intensification des productions agricoles.

C'est pourquoi, dans la droite ligne de ce qui est proposé ci-dessus, un axe privilégié doit viser les exploitations agricoles. Cet axe stratégique devra être intégré dans les chartes et les plans d'actions des Pays et des Agglomérations. Le dispositif d'application décrit ci-dessous en serait la déclinaison opérationnelle.

Précisons que ces interventions doivent être configurées dans le cadre des résultats du diagnostic global de territoire. C'est pourquoi les exploitations pressenties pour rentrer dans ce dispositif devront apporter leur part dans le maintien ou la réalisation de nouveaux couloirs de biodiversité.


Un diagnostic biodiversité dans les exploitations volontaires

Il est possible de lancer l'opération « 1000 exploitations agricoles pour la biodiversité » en se fixant un premier objectif opérationnel envisageable sur 4 ans de 400 diagnostics.

Ces diagnostics seraient répartis équitablement entre les Pays et les Agglomérations de la région Centre. Le choix des exploitations diagnostiquées serait priorisé par Pays et Agglomérations en fonction des résultats de l'étude d'identification des enjeux comme déjà décrit ci-dessus.

Au-delà du travail d'état des lieux de l'exploitation, le diagnostic devra proposer une série de mesures simples de gestion, adaptées au contexte. Ces mesures devront être de même nature que les premières ébauches transmises aux exploitations par les associations lors de la campagne expérimentale de 2006 (replantation, décalage de date de fauchage, suppression de l'utilisation de phytocides sur certains milieux, entretien léger des haies, aménagement modeste mais efficace des berges,...). Elles seraient également priorisées selon les résultats de l'étude d'identification des enjeux.

Un label

Chaque exploitation ayant bénéficié d'un diagnostic se verrait automatiquement ouvrir une sorte de « compte » dont l'objet serait le financement de tout ou partie des mesures simples de gestion préconisées par les diagnostics ayant un coût induit (surcharge de fonctionnement, investissement léger,...).

Par Pays et Agglomération, la mise en oeuvre des mesures de gestion, ayant ou non un coût induit, serait priorisée selon la même logique que pour la priorisation des exploitations à diagnostiquer.

Chaque exploitation qui s'engagerait dans la mise en oeuvre - au minimum d'une partie significative, 50 % par exemple - des mesures préconisées ayant et n'ayant pas de coût induit, pourrait bénéficier d'un label.

Ce label apporterait :

- des moyens financiers à l'exploitant pour la mise en oeuvre des mesures ayant un coût induit

- une lisibilité «commerciale» pour l'exploitant

- une lisibilité de l'opération au niveau du Pays et de l'Agglomération et au niveau régional


Le « compte mesure de gestion » pourrait s'appuyer sur une base de financement des Pays et d'Agglomération (complété éventuellement par d'autres dispositifs : Agence de l'Eau, DRAF, FEADER,....)


La sensibilisation, l'information et la formation des partenaires et exploitants agricoles

La biodiversité est une notion complexe et difficile d'accès pour la population et les responsables de toutes sortes sur le terrain. C'est pourquoi il est nécessaire d'entreprendre une démarche d'explication pour aboutir à une validation d'une stratégie partagée sur les corridors biologiques.

Pour ce faire, lors de l'élaboration des chartes (de Pays et d'Agglomération) et en amont des décisions locales et de rédaction, des séances d'information devront être dispensées auprès des acteurs et usagers du territoire, et notamment du monde agricole, afin que les citoyens et les acteurs s'approprient cette notion. Ce préalable est une opération indispensable à toute prise de conscience sinon l'ambition affichée serait vouée à l'échec.

Des formations adaptées devront être envisagées et inscrites dans les prestations soutenues par le règlement d'application.

 
Réalisé grâce au soutien financier du Conseil Régional du Centre - Conception : C. Laffolay - SNE - Dessins : Dominique Charron

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