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Motion validée par le Conseil d'administration de Nature Centre De nombreuses politiques régionales sont menées sur cette problématique et doivent faire l'objet d'une intégration dans les contrats.
ZONES HUMIDES Quel impact de ces milieux naturels sur les systèmes hydrauliques et notamment des effets sur la qualité de l'eau ? Il est important de constater que les zones humides, tels les marécages, les tourbières, ou autres, sont loin d'être des milieux fermés et isolés des bassins versants. Elles sont au contraire un élément essentiel des échanges minéraux, climatologiques, hydrauliques.
Aussi, il est nécessaire de concevoir l'utilité des zones humides dans l'ensemble de leurs fonctions, liées alors aux usages de l'eau. Elles servent de régulateur sur les nappes en les rechargeant, l'eau percolant à travers les couches du sous-sol, filtrée par un cortège biologique. Il en résulte une épuration naturelle des eaux de surface, permettant d'obtenir dans la plupart des cas une eau de bonne qualité pour les nappes. Cette fonction de recharge joue aussi dans l'autre sens puisqu'il s'agit cette fois de la nappe qui intervient dans la régulation des débits des cours d'eau, lors des étiages d'été, en réalimentant les rivières ou les zones humides. On peut comparer les zones humides à des sortes d'éponges qui évacuent lorsqu'elles sont gorgées d'eau et qui en pompent lorsqu'elles en manquent. L'autre aspect non négligeable en matière de qualité des eaux, on le retrouve classiquement dans le système des lagunages, station d'épuration à base d'extraits de nature. Systèmes qui ont fait leur preuve et qui sont trop peu développés. Les zones humides abritent une faune et une flore abondantes et très diversifiées qui, par leur métabolisme et dans la mesure de leurs capacités d'assimilation et de résistance, améliorent considérablement la qualité des eaux en assurant la transformation des apports solides et dissous. Le stockage d'eaux lors de petites crues, restituant lentement le trop plein, par la suite peut permettre de retarder, pour partie, l'écoulement des petits affluents. Il faut donc conserver un réseau de zones humides aussi dense que possible afin que les capacités d'auto-épuration et de stockage de ces zones soient utilisées au mieux sur l'ensemble du territoire du bassin.
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